Resserrement des règles d’obtention d’une hypothèque




Camille Laberge, économiste à la Fédération des chambres immobilières du Québec, présente les nouvelles mesures pour les prêts garantis qui ont été annoncées par le gouvernement canadien et explique l’impact qu’elles auront sur le marché de la revente.

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Normand Perron  
(Il y a 21 semaines, 2 jours )
En réaction au commentaire de Sylvain Raymond: Je crois que vous ne percevez pas la réalité qui se cache sous ces nouvelles mesures du gouvernement. Le taux directeur de la banque du Canada est à son plus bas historique. Mais il va commencer à remonter, et ce à compter de la deuxième moitié de 2010. Le prix des propriétés est lié très étroitement aux politiques de financement. Alors que nous étions en pleine période de croissance, nous avons vu plusieurs mesures apparaître afin de stimuler le marché : la baisse des taux d'intérêts, la diminution de la mise de fond, et l'augmentation de l'amortissement des hypothèques. Ceci est venu enflammer un marché déjà actif. Résultat: À Montréal, le prix des propriétés à presque triplé en 10 ans. Les mesures apportées par le Ministre Flaherty me semblent très légères vu la situation. Avec un taux d'endettement record des familles, et avec des hypothèques élevées, nous verrons des milliers de familles qui ne pourront s'acquitter du paiement de leur propriété si les taux d'intérêts augmentent. Et maintenant que l'on commence à parler "d'inflation trop élevée", nous devront faire un retour à la réalité. Les taux vont augmenter. Personne ne sait à quelle rythme. Les familles qui ont obtenu des hypothèques basées sur un taux d'intérêt très bas vont faire les frais des mesures TROP permissives des dernières années. Il ne nous reste qu’à espérer que l’augmentation des taux d’intérêts ne sera pas trop « drastique ».

lleblanc  
(Il y a 22 semaines, 6 jours )
bonjour, aimerais que la question soit clarifiée, dans le vidéo il est mentionnée qu'avec les nouvelles règles une mise de fond de 20% sera exigée pour l'achat d'immeuble à revenu locatif et propriétaire non occupant donc investisseur, ayant contacté la schl on me dit qu'on pourra continuer à acheter comme actuellement avec une mise de fond de 15% , quelle est la bonne réponse,



Réponse de la CIGM :

Actuellement, la mise de fonds minimale est de 5 % pour l’achat d’un duplex, de 10 % pour un triplex ou un quadruplex et de 15 % pour les immeubles de 5 logements et plus. Selon le site du ministère des Finances du Canada, la nouvelle mesure, qui sera en vigueur à compter du 19 avril prochain, « exigera une mise de fonds de 20 % pour les petites propriétés résidentielles de location (c.-à-d., de 1 à 4 logements) non occupées par le propriétaire ».

Sylvain Raymond  
(Il y a 23 semaines, 1 heure )
En tant qu'ancien conseiller financier, je crois que ces mesures n'aideront pas les familles canadiennes et encore moins notre économie... Est-ce que le gouvernement est en train de dire qu'il est préférable pour les gens de continuer à jeter de l'argent par les fenêtres en loyer plutôt que d'investir dans une maison ??? Ces mesures sont ridicules et sans fondement. Oui, il est vrai que certaines familles peuvent avoir de la difficulté à payer leur hypothèque, ces mêmes familles peuvent également avoir de la difficulté à se payer un loyer !!! Si le gouvernement avait examiné le problème sous tous les angles, il se serait aperçu que le fond du problème est que les banques n'hésitent pas à faire des prêts hypothécaires aux familles avec des ratios d'endettements trop serrées. Je crois que les banques devraient se faire démontrer par les familles d'acheteurs, que leur budget leur permet de faire leur achat de propriété, et ce, sans être étouffé financièrement... Si c'est le cas, il y a toujours moyen de se procurer une maison moins dispendieuse qui respectera leur budget... Pourquoi le gouvernement doit-il toujours mettre des bâtons dans les roues de la population ? Je propose plutôt au gouvernement qu’il examine les pratiques des banques avec leurs frais cachés, exagérés ou inutiles de toutes sortent et qui ne sont soumis à aucune réglementation, qui représente des milliards de dollars et qui en fin de compte, étouffe de plus en plus les citoyens ! Imaginez si nous, nos familles, nos clients avions accès à ces sommes d’argent plutôt que les banques… Bien plus de gens seraient en mesure de s’acheter une maison. Et que dire du surplus incommensurable de la SCHL ? Non, vraiment le gouvernement ne se positionne pas correctement dans ce dossier. J’espère ne pas être le seul à réagir pour cette annonce gouvernementale. Il serait bon que tous ensemble, nous disions haut et fort ce que nous anticipons de l’avenir de l’immobilier. Une deuxième tuile qui nous tombe sur la tête… déjà que l’on a le bureau de la concurrence sur nos épaules. N’hésitez pas à intervenir et dites ce que vous en pensez. Peut-être qu’il n’est pas trop tard !

MICHEL PELLERIN  
(Il y a 23 semaines, 17 heures )
Merci pour la vidéo. C'est plus clair maintenant.

Dominic Lambert  
(Il y a 23 semaines, 1 jour )
Mme Laberge, il est faux de dire que ces mesures n'auront qu'un faible impact ou aucun impact sur le marché de la revente. Dans le cas par exemple d'un couple en séparation dont un des conjoints désire racheter la part de sa maison, et dont le refinancement est refusé, ça pourrait avoir des conséquences majeures, comme la vente à perte, ou le retour des deux conjoints à l'état de locataires, jetés hors de leur maison. Même chose dans plusieurs cas d'investisseurs potentiels, des gens qui avaient l'intention d'acheter un plex, un chalet ou un terrain en refinançant leur maison ne le pourront plus nécessairement. Il ne faut pas oublier qu'à chaque fois qu'il y a une transaction immobilière, il y a des dizaines de milliers de dollars en retombée (frais de SCHL, inspection, frais de courtage, test de pyrite, frais de notaire, déménagement, taxe de mutation, rénovation, décoration, ameublement, etc, etc.) et ce en double puisqu'il y a habituellement deux familles d'impliquées dans chaque transaction. Chaque fois que le gouvernement reserre l'étau, c'est l'accès à la propriété pour les plus pauvres que l'on décourage. Réservant encore l'accès aux plus riches aux meilleures opportunités d'affaires. Le jeune couple qui attend deux ans avant d'acheter va peut-être payer sa maison 10-12% de plus que s'il n'achète aujourd'hui. Ça pourrait représenter 20 000$ - 25 000$ de plus pour une maison de 200 000$. Et alors, se qualifiera t-il? C'est un cercle vicieux. Croyez moi, ce type d'annonce n'est pas à prendre à la légère, la population devrait s'indigner que son gouvernement cherche à lui nuire en légiférant CONTRE l'accession à la propriété par des craintes non fondées. Parlez-en à des agents d'expérience, on n'a jamais vu autant de gens en santé financière se faire refuser des prêts. Si les institutions étaient plus souples, c'est deux fois plus de maisons qui changeraient de main au Canada. Face à la crise économique le gouvernement aurait dû faciliter l'achat de maison, non freiner l'entrain du marché. D. Lambert


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